dimanche 6 juin 2010

Danger public

J'ai acheté quelques livres numériques dans les derniers jours pour valider le fonctionnement de La hutte — l'application que De Marque a développée dans le but de permettre l'achat de livres numériques directement sur le iPad à partir des sites web des libraires.

Parmi ces livres, une bande dessinée que j'avais vue en magasin à la Librairie Pantoute, sur la rue Saint-Joseph: Danger public, de Leife Tande (Éditions de la Pastèque)

Toute l'histoire se passe dans la tête d'un barbier... il n'y a pas d'actions réelles dans tout le livre! — seulement des plans d'actions qui prennent formes dans la tête du narrateur... des plans pour tuer — Pour tuer, dans l'ordre ou dans le désordre, toutes sortes de personnes qui pourraient représenter une menace pour lui ou pour sa famille. Des dizaines de balles de fusils sont tirés au cours de l'histoire... sans qu'il n'y ait aucun vrai mort. C'est à la fois drôle et sombre.

Mais plus encore que l'histoire, c'est l'esthétisme de cette bande dessinée qui m'a plu. Plans originaux, contreplans, vues en plongée, représentations inattendues... la lecture est un plaisir pour les yeux autant que pour l'esprit.

Ma première expérience de lecture d'une bande dessinée en format numérique a été vraiment très agréable. Je compte d'ailleurs répéter l'expérience dans les prochains jours avec Boris.

Ensemble, c'est tout

Voici un titre si simple, mais qui dit tout! Et si le bonheur, c'était simplement d'être ensemble et de profiter de chaque instant que la vie nous donne. Ensemble, avec ceux qu'on aime. Ce roman d'Anna Gavalda coule tout en douceur et nous ramène à ce qui compte vraiment dans la vie.

Il y a longtemps que ce livre attendait dans ma bibliothèque et je ne regrette surtout pas de l'avoir enfin sorti pour le lire. Je cherchais une lecture qui fait du bien et je ne me suis pas trompée.

Ce livre, c'est l'histoire de Camille, de Philibert, de Franck et de Paulette, tous des solitaires, pas nécessairement par choix, qui ont été blessés par la vie et qui ont peur de croire à une vie meilleure. Quatre personnes totalement différentes l'une de l'autre, en apparence. Le destin les réunira tous les quatre sous un même toit, l'immense demeure de Philibert, et là, ils vivront ensemble, et c'est tout....

samedi 17 avril 2010

Sa propre mort

Je viens de compléter la lecture de Sa propre mort, un roman d'André Marois, publié aux Éditions de la Courte Échelle.

C'est un roman très noir, qui se déroule aujourd'hui et qui est d'une actualité brutale. On s'y trouve plongé au coeur des réseaux et de leurs impacts — parfois durables — sur la vie des jeunes.

On trouve matière à réfléchir sur Facebook, sur la banalisation de la pornographie, sur la vengeance, sur la vie privée, sur la justice et sur l'application de la justice.

C'est un livre qui fait réfléchir à partir d'un un récit très fort. C'est un livre qui me semble aussi important socialement Les lecteurs plus âgés seront sans doute troublés de découvrir certains aspects de la sociologie des réseaux. Les plus jeunes seront plutôt étonnés de découvrir la portée potentielle de gestes qui peuvent apparaître banals au quotidien.

Si j'étais prof de quatrième ou de cinquième secondaire, ou au cégep, — ou si j'avais des enfants un peu plus âgés — je pense que je le ferais lire à mes étudiants et je planifierais ensuite quelques heures de discussion.

Une discussion qui serait certainement très animée... et pas toujours très confortables.

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En complément:


dimanche 28 mars 2010

Le paradis pour Nelly

J'ai rarement lu un livre aussi décevant.

Paradis, Clef en main
est une oeuvre qui s'annonçait fracassante.
Nelly Arcan a fait beaucoup de bruit avec ses oeuvres présentes. J'avais lu Putain deux fois en ligne à sa sortie.
Nelly Arcan, la tourmentée, qui s'est suicidée quelques mois avant la parution de son livre, juste après en avoir terminé la rédaction.

Puis, à sa sortie, les premiers mots donnent froid dans le dos : "On a tous déjà pensé se tuer. Au moins une fois, au moins une seconde, le temps d'une nuit d'insomnie ou sans arrêt, le temps de toute une vie".

Mais, le reste est un récit décousu, qui n'a rien de la plume vive et efficace de Nelly. Il y a bien quelques paragraphes qui laissent transparaître la vigueur de l'auteure, mais sans plus. Au bout du compte, tout reste à expliquer. On ne comprend pas pourquoi Antoinette voulait tant mourir ni pourquoi elle veut tant vivre maintenant.

De ce livre, je me contenterai de retenir ceci: "La vie vaut toujours la peine d'être vécue, ne serait-ce que pour pouvoir jurer contre elle. Ne serait-ce que pour être témoin, tête haute, de son insondable absurdité".

samedi 27 mars 2010

Chroniques birmanes

Je viens de terminer la lecture de Chroniques birmanes, une oeuvre de Guy Delisle. J'ai adoré.

Plus encore qu'une très belle histoire, c'est un « BD reporter » génial que j'ai découvert avec ce livre.

Guy Delisle est né à Québec et se balade un peu partout dans le monde en nous rapportant des croquis uniques qui mêlent très habilement le journalisme et le récit de la vie quotidienne.

Quelques liens pour découvrir son univers:
Par ailleurs, devant tant de richesse sur le Web pour présenter cette oeuvre et son auteur… on ne peut que s'étonner — déplorer! — que le site de l'éditeur soit si pauvre en information à son sujet.

vendredi 12 mars 2010

Matière à réflexion


« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ».

J’ai déjà publié deux autres citations de ce livre ici et j’aurai pu en publié bien d’autres…

Les yeux jaunes des crocodiles…

C’est l’histoire de Joséphine, la douce et gentille Joséphine, qui a un mari, deux enfants, un appartement en banlieue de Paris, un travail dans un centre de recherche… bref, une vie bien ordinaire.

Joséphine se retrouve seule, son mari l’a quitté, elle a besoin d’argent pour boucler les fins de mois avec ses enfants, elle accepte de rédiger un roman pour sa sœur. Le livre sera publié et remportera les honneurs, mais c’est sa sœur qui sera reconnue comme l’auteure et qui aura la gloire.

À travers les pages du livre, la vie bousculera Joséphine et lui rappellera que les apparences sont souvent trompeuses, qu’il vaut toujours mieux compter sur soi. La vie lui apprendra aussi à être plus forte, à prendre sa place dans la société, à s’affirmer.

C’est l’histoire d’une famille et de quelques amis qui vivent tous avec leurs secrets, leurs mensonges et leurs demi-vérité. Les espoirs cachés des uns, les échecs des autres, les rêves associés à l’enfance et à l’adolescence, les déceptions des adultes.

Le livre contient quelques longueurs, mais il vaut la peine d’être lu. Il comporte beaucoup de matière à réflexion. Qu’est-ce qui fait que, dans la vie, nous acceptons certaines situations et pas d’autres? Qu’est-ce qui fait que nous sommes parfois figés dans notre confort (inconfort) sans oser espérer mieux? Pourquoi cachons-nous consciemment certains pans de notre vie aux uns et pas aux autres? Qu’est-ce qui fait que nous finissons par laisser tomber le voile?

Je ne connaissais pas Katherine Pancol, auteure française, avant de lire ce livre. Je découvre qu’elle a déjà plusieurs autres ouvrages à son actif. Je commencerai par lire la suite de celui-ci : La valse lente des tortues….

Mais pas tout de suite, car j’ai quelques livres qui attendent depuis plus longtemps!

samedi 6 mars 2010

Les chats sont amusants pour les petits et les grands

Cette semaine, j'ai reçu le tout dernier album publié aux Éditions Scholastic: Le chef-d'oeuvre de Chester, en service de presse. Ok, vous allez dire que c'est un album pour enfants. Eh oui, alors je l'ai amené à la maison pour le regarder avec ma fille.

Résultat: COUP DE FOUDRE!

Dans cet album, Chester, le gros chat obèse, s'est emparé des outils de travail de Mélanie Watt (l'auteure), car il voulait écrire sa propre aventure. Vous découvrirez à la fin à quel endroit il les avait caché. Alors, on assiste aux essais (plus ou moins fructueux) de Chester pour créer son chef-d'oeuvre et aux commentaires que lui fait Mélanie (par le biais de post-it). C'est léger. C'est drôle!

Pour voir un peu l'esprit qui se dégage de l'album, regardez les deux pages offertes en extrait.

Les enfants vont adorer. Ma fille n'a pas compris toutes les subtilités mais les plus vieux riront sans doute aux éclats. Pour prolonger l'expérience, ils pourront suivre les 6 étapes pour dessiner leur propre Chester.

Mélanie Watt avait déjà créé deux albums avec Chester auparavant. Je m'empresse d'aller les réserver à la bibliothèque ou peut-être même de les acheter.

J'aime beaucoup ce genre d'album pour enfants qui laissent la place à l'imagination et qui montrent qu'un livre est aussi un lieu de création, l'auteur peut en faire ce qu'il désire. Il n'y a pas de moule précis.

Pour les amateurs de chat et d'album pour enfants, je vous invite à découvrir un autre chat très sympatique: Colin, et plus particulièrement son aventure de la boîte-à-roupillons
(Courte échelle). C'est aussi rigolo et plein de rebondissements! Plaisirs assurés!

En passant, si vous voulez "tester" Chester et/ou Colin avec vos enfants, je peux les apporter au bureau pour vous les prêter...